La saison universitaire 2024-2025 s’est achevée pour moi avec le très attendu Big East Championship, organisé cette année sur le magnifique parcours de Riverton Pointe Golf Course, en Caroline du Sud. Le tournoi s’est déroulé du 19 au 21 avril, sous une météo absolument parfaite : ciel bleu éclatant, 28 degrés constants et très peu de vent, des conditions idéales pour terminer la saison sur une belle note.
Un parcours aussi beau que redoutable
Riverton Pointe est un parcours superbe, mais qui a rapidement montré son vrai visage : un dessin très technique, demandant des mises en jeu stratégiques et une précision chirurgicale sur les greens. Ces derniers, extrêmement complexes, offraient des pentes subtiles et des vitesses particulièrement difficiles à maîtriser, ce qui allait jouer un rôle central tout au long du tournoi.
Dès les premiers trous, toute l’équipe a compris que l’adaptation allait être essentielle. Malheureusement, nous avons été plusieurs à avoir du mal à trouver nos repères, notamment en ce qui concerne la vitesse des greens. Ce détail, qui peut sembler anodin, a complètement bouleversé notre premier tour, nous mettant dans une position délicate dans le classement.
Un début de tournoi très difficile
Le premier jour fut sans aucun doute l’un des plus compliqués de l’année pour notre équipe. Malgré les bonnes conditions météo, les erreurs se sont accumulées, principalement autour des greens. Pour ma part, je n’ai jamais réussi à trouver la bonne sensation au putting.
Le trou 18 a achevé cette première journée cauchemardesque : sur cette ultime épreuve du jour, j’ai malheureusement envoyé deux balles à l’eau, terminant par un triple bogey qui a porté mon total du jour à +12. Une fin frustrante, d’autant plus rageante que j’aurais pu limiter les dégâts avec un peu plus de réussite.
Un second jour plein de rebondissements
Heureusement, le golf est un sport où chaque jour est une nouvelle opportunité. J’ai attaqué le deuxième tour avec un état d’esprit complètement différent, bien décidée à rebondir et à montrer mon vrai niveau.
Rapidement, les sensations sont revenues. Dès les premiers trous, j’ai aligné les birdies : un véritable festival ! J’ai même battu mon record personnel avec six birdies en une seule journée. Après dix trous, j’étais à -4, une situation presque rêvée après les difficultés de la veille.
Même si la fin de parcours a été un peu plus compliquée, avec quelques bogeys qui m’ont ramenée à +2 pour la journée, je suis sortie du terrain extrêmement contente de ma performance. J’avais retrouvé du plaisir, de l’agressivité, et surtout de la confiance.
Un moment particulièrement mémorable a marqué cette journée : sur le trou numéro 10, après une sortie de bunker d’environ 30 mètres, j’ai rentré la balle directement pour le birdie. Une action spectaculaire qui m’a donné un véritable élan d’énergie pour la suite du tour !
Un dernier jour sous le signe du mental
Le troisième et dernier jour a débuté de manière un peu chaotique. Dès les premiers trous, les ennuis ont recommencé : deux doubles bogeys sur le début de l’aller, et au trou numéro 11, j’étais déjà à +10 total. À ce moment-là, la frustration menaçait de prendre le dessus.
Mais je me suis battue mentalement pour ne pas abandonner. Trou après trou, j’ai réussi à me ressaisir. Sur les sept derniers trous, je joue finalement -1, avec de très belles attaques de green et une attitude positive jusqu’au bout. Cette capacité à rebondir dans l’adversité est sans doute l’un des plus grands enseignements de ce tournoi.
Un tournoi pas parfait, mais riche en enseignements
Sur le plan individuel, je termine 19e sur 36. Ce n’est évidemment pas le résultat que j’espérais pour clore la saison, mais il reste de nombreux éléments positifs : ma deuxième très bonne journée, ma gestion mentale en fin de dernier tour, et les nombreux progrès que j’ai ressentis tout au long du tournoi.
Pour l’équipe, nous finissons 4e sur 6. Malheureusement, seul le vainqueur obtenait son billet pour les régionaux NCAA, et nous n’avons donc pas pu nous qualifier. Malgré tout, l’ambiance au sein du groupe est restée très bonne et nous avons su nous encourager les uns les autres jusqu’au bout.
Une expérience unique grâce à la technologie
Autre point marquant de ce championnat : pour la première fois, chaque partie était suivie par un officiel chargé de mettre nos scores en ligne en direct. De plus, tous les trois trous environ, des caméras nous filmaient, permettant à nos familles et amis de nous suivre en live depuis chez eux.
Savoir que mes parents pouvaient me regarder depuis la France m’a donné une motivation supplémentaire, et a rendu cette expérience encore plus spéciale. Sentir leur soutien même à des milliers de kilomètres fut une source de réconfort précieuse.
Cap sur la France pour la suite
Le Big East Championship clôture donc ma première saison complète aux États-Unis. Ce fut une année de transition, d’adaptation et d’immenses apprentissages, tant sur le plan sportif que personnel.
Mais l’aventure ne s’arrête pas là ! Mon prochain tournoi se déroulera en France, avec l’équipe d’Isabella, pour disputer les divisions 2. Un nouveau défi que j’aborde avec beaucoup d’enthousiasme et l’envie de continuer sur cette lancée positive.
Ce dernier tournoi aux États-Unis m’a rappelé que le golf est avant tout un sport de persévérance. Chaque parcours, chaque journée est différente, et c’est dans cette capacité à se relever et à progresser jour après jour que résident la beauté et la difficulté de notre sport.

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