Trophée de Kristoffy au RCF La Boulie : un week-end difficile mais formateur
Du 17 au 19 avril, j’ai participé au Trophée de Kristoffy au RCF La Boulie, sur le parcours de la Forêt. C’était un tournoi important dans mon calendrier, avec trois tours à jouer sur un parcours que je savais exigeant, technique et très protégé. Après ma reprise au Liberty Country Club, où j’avais terminé 4e ex æquo, ce tournoi représentait une nouvelle étape dans ma saison.
Le bilan brut du week-end est forcément frustrant : +10, +8, +7, une qualification pour le cut de justesse, puis une 21e place finale sur 39 joueuses au départ. Je suis passée dans le cut en dernière position, puis j’ai terminé dernière des joueuses qualifiées. Ce n’est évidemment pas le résultat que j’espérais, mais ce tournoi m’a aussi donné beaucoup d’informations sur les points à travailler dans les prochaines semaines.
Ce week-end a surtout été marqué par des erreurs coûteuses, une perte progressive de confiance sur les greens, mais aussi quelques points positifs, notamment un très bon niveau dans les sorties de bunker.
Un tournoi exigeant sur le parcours de la Forêt
Le parcours de la Forêt du RCF La Boulie est un parcours très technique. Il demande beaucoup de précision, de patience et de lucidité dans les choix stratégiques. Ce n’est pas forcément un parcours où l’on peut simplement être agressive sur tous les départs en espérant créer des opportunités.
Au contraire, il faut souvent accepter de jouer les zones, de se placer correctement, et de ne pas chercher à forcer les trajectoires. Le parcours est très protégé, et lorsqu’une mise en jeu est trop agressive ou mal placée, l’erreur peut rapidement coûter cher. C’est un parcours où l’on peut vite s’égarer si l’on manque de précision au départ ou si l’on prend trop de risques.
Un parcours où l’agressivité peut coûter cher
Sur ce type de tracé, chaque décision a de l’importance. Une attaque trop ambitieuse peut transformer un trou correct en gros score. C’est ce qui rend le parcours intéressant, mais aussi difficile mentalement : il faut rester engagée sans devenir impatiente.
Avec le recul, j’aurais parfois dû mieux accepter certaines zones de jeu, même si elles semblaient moins offensives. La difficulté principale n’était pas seulement technique, elle était aussi stratégique. Il fallait trouver le bon équilibre entre ambition et sécurité, ce que je n’ai pas toujours réussi à faire sur l’ensemble du week-end.
Un premier tour compliqué
Le premier tour a été très difficile. J’ai rendu une carte de +10, avec notamment deux doubles bogeys et surtout un quintuple bogey au trou 16. Ce genre de trou coûte très cher dans un tournoi, car il efface rapidement les efforts faits sur le reste de la partie.
Le trou 16 a clairement été le moment le plus pénalisant de cette première journée. Un quintuple dans un tournoi de trois tours laisse peu de marge pour la suite, surtout sur un parcours aussi exigeant. À partir de là, il faut réussir à rester calme, continuer à jouer trou par trou, et éviter que cette erreur ne contamine le reste de la carte.
Même si la journée était compliquée, il fallait encore rester concentrée car le cut se jouait sur deux tours. L’objectif après ce premier tour était donc simple : limiter les erreurs le lendemain, rester dans le tournoi, et essayer de me donner une chance de passer le cut.
Un deuxième tour marqué par le trou 16
Le deuxième tour s’est terminé avec une carte de +8. Là encore, certains trous ont vraiment pesé lourd dans le score final. La journée a mal commencé avec un double bogey au trou 1, ce qui n’est jamais idéal pour se mettre en confiance dès le départ.
Commencer par un double oblige directement à courir après le score. Sur un parcours comme celui de la Forêt, ce n’est pas forcément la meilleure situation, car cela peut pousser à vouloir récupérer trop vite. Or, c’est précisément le type de parcours où il faut rester patiente et éviter de surjouer.
Le deuxième gros moment difficile est encore arrivé au trou 16, avec cette fois un quadruple bogey. Après le quintuple de la veille sur ce même trou, refaire un gros score au même endroit a été très dur mentalement. Ce trou a clairement eu un impact important sur mon tournoi.
Malgré cela, j’ai réussi à passer le cut, mais de justesse. J’étais la dernière joueuse qualifiée, ce qui montre à quel point chaque coup a compté. Ce n’était pas la position idéale, mais cela me donnait quand même l’opportunité de jouer le troisième tour et d’aller chercher une meilleure fin de tournoi.
Un dernier tour frustrant sur les greens
Le troisième tour s’est conclu avec une carte de +7. C’est mon meilleur score du week-end, mais il reste frustrant car il y avait encore des erreurs évitables, notamment sur les greens.
La journée a été marquée par un double bogey au trou 18, ce qui est toujours dommage pour finir un tournoi. Mais le point le plus frustrant de ce dernier tour a surtout été une série de quatre trous d’affilée avec trois putts. À ce niveau, ce genre d’enchaînement coûte très cher, non seulement sur la carte, mais aussi dans la confiance.
Une perte de confiance progressive sur les greens
À partir du deuxième jour, j’ai commencé à perdre confiance sur les greens. Le putting est un secteur où la confiance joue un rôle énorme. Quand on commence à douter de la ligne, de la vitesse ou même de son engagement, chaque putt devient plus compliqué.
Cette perte de confiance s’est surtout ressentie sur les putts de distance et les putts de retour. Plus le week-end avançait, plus j’avais du mal à être totalement engagée dans mes coups sur les greens. C’est un point que je vais devoir retravailler sérieusement à l’entraînement, notamment en lien avec mon travail habituel sur le putting, comme lors de mes séances avec Jean-Pierre Cixous.
Le putting peut vite changer la dynamique d’un tournoi. Même lorsque le grand jeu tient correctement, les trois-putts répétés empêchent de construire une bonne carte. Ce week-end, c’est clairement l’un des secteurs qui m’a le plus coûté.
Un week-end difficile mentalement
Ce tournoi a été compliqué, pas seulement à cause des scores, mais aussi à cause de l’accumulation des erreurs. Faire un quintuple le premier jour, puis un quadruple le lendemain sur le même trou, puis perdre confiance sur les greens, ce sont des éléments qui pèsent mentalement.
Dans ces moments-là, le plus difficile est de ne pas laisser une erreur définir tout le tournoi. Pourtant, c’est plus facile à dire qu’à faire. Quand plusieurs erreurs importantes arrivent sur trois jours, il faut réussir à rester lucide et à continuer à chercher des solutions.
Ce Trophée de Kristoffy m’a rappelé que le golf demande énormément de patience. Un week-end difficile ne remet pas tout en question, mais il montre clairement les domaines qui doivent être renforcés. Dans mon cas, il y a deux axes principaux : retrouver de la confiance sur les greens et mieux gérer certaines décisions stratégiques sur les parcours très techniques.
Pour suivre l’évolution de ma saison et mes prochains tournois, je continuerai à partager mes retours sur le blog de mon site.
Des points positifs à retenir
Même si le résultat final n’est pas celui que j’attendais, il y a quand même des éléments positifs à retenir. Le principal point positif du week-end concerne mes sorties de bunker.
Des sorties de bunker solides tout au long du week-end
Tout au long du tournoi, mes sorties de bunker ont été très bonnes. Sur un parcours aussi protégé, c’est un vrai point important. Les greens étaient bien défendus, et il fallait être capable de sauver des situations compliquées autour des greens.
C’est encourageant, car le petit jeu autour des greens peut faire une grosse différence dans les tournois. Même quand le putting n’est pas au niveau attendu, réussir à bien sortir des bunkers permet de limiter certains dégâts et de garder des opportunités de sauver des points.
Ce secteur de jeu est donc un vrai point d’appui pour la suite. Dans un week-end difficile, il est important d’identifier ce qui fonctionne aussi, et pas seulement ce qui ne va pas. Les sorties de bunker ont clairement été l’un des aspects les plus solides de mon jeu au RCF La Boulie.
Il faudra maintenant s’appuyer sur ce point positif tout en travaillant les secteurs qui ont été plus fragiles, notamment la confiance sur les greens et la gestion des gros scores.
Cap sur le Grand Prix de Caen la Mer
Mon prochain tournoi sera le Grand Prix de Caen la Mer, le week-end du 8 mai. Après ce Trophée de Kristoffy difficile, l’objectif est clair : profiter des prochaines semaines pour retrouver de la confiance et remettre de la stabilité dans mon jeu.
Une grosse période d’entraînement avant le prochain tournoi
D’ici là, je vais entrer dans une grosse période d’entraînement. Le but ne sera pas seulement de corriger techniquement certains points, mais aussi de retrouver de bonnes sensations, notamment sur les greens.
Le putting va être un axe prioritaire. Il faudra retravailler la vitesse, l’engagement, la confiance sur les putts courts et la capacité à éviter les trois-putts. Sur trois tours, quelques erreurs sur les greens peuvent complètement changer un classement.
Je vais aussi devoir continuer à travailler ma stratégie sur les parcours techniques. Le Trophée de Kristoffy a montré que l’agressivité doit être mieux contrôlée selon les trous. Il ne s’agit pas de jouer timidement, mais de choisir les bons moments pour attaquer et les bons moments pour sécuriser.
Ce tournoi au RCF La Boulie n’a pas été simple, mais il fait partie de la saison. Chaque compétition apporte des informations, même quand le résultat est décevant. L’objectif maintenant est de transformer ce week-end difficile en période de travail efficace pour arriver mieux préparée au Grand Prix de Caen la Mer.
Pour mieux connaître mon parcours sportif et suivre mes prochaines compétitions, vous pouvez aussi consulter ma page À propos ou ma galerie Photos et vidéos.


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